13 février 2011 - Johann Sebastian Bach, Concerto en rémineur pour clavecin, cordes et continuo bwv 1052

Invités: Leonardo Garcia Alarcon, Julien Wolfs et Jérôme Lejeune


Versions choisies : D et F

Version A
Ottavio Dantone, clavecin & dir. – Accademia Bizantina
CD L’Oiseau-Lyre 4759355
enr. 2007 / par. 2008

Version B
Bertrand Cuiller, clavecin & dir. – Stradivaria
CD Mirare 085
enr. 2008 / par. 2009

Version C
Richard Egarr, clavecin – The Academy of Ancient Music – Andrew Manze, dir.
CD Harmonia Mundi HMX 2907283
enr. 2001 / rééd. 2009

Version D
Béatrice Martin, clavecin – Les Folies françoises – Patrick Cohen-Akenine, violon & dir.
CD Cyprès 1661
enr. 2009 / par. 2010

Versions Extra 1 (E)
Café Zimmermann – Céline Frisch, clavecin
CD Alpha 013
enr. 2000-01 / par. 2001

Version Extra 2 (F)
Raphael Alpermann, clavecin – Akademie für Alte Musik Berlin
CD Harmonia Mundi (Musique d’abord) HMA 1951740
enr. 2001 / rééd. 2007

3 commentaires:

Alexandre W. a dit…

Bon, quel dommage que la version Extra 1 (Café Zimmermann) ait été assassinée d'un coup par Jérôme: je l'aimais beaucoup (malgré sa réverbe de grandes orgues de Cathédrale!)

Pour l'Extra 2 (Alpermann, Alte Musik), son premier mouvement est pris à un train d'enfer, un peu variable, et avec quelle précipitation... Les doubles croches répétées seules au clavecin (à la fin du premier extrait) y sonnent comme un trémolo: l'effet rythmique *d'insistance* voulu par Bach passe à la trape :-( (et la réverbe n'arrange rien ici).

La version choisie (Béatrice Martin, Folies françoises), c'est sympa pour la claveciniste, et le son est beau mais quels tempi cahotiques??!! Personne n'en a parlé. Rien ne tient en place, ça fluctue comme une bagnole à la suspension trop dure qui roule trop vite sur une route belge mal pavée (chose aussi désagréable, soit dit en passant, que la fausseté d'un orchestre, comme dans la version B).
Et la claveciniste assaisonne son jeu de dizaines de petits grains de romantisme qui n'ont pas leur place ici (— et que je te fais un micro arrêt sur une note, — un petit étouffé sur une autre, — un accelerando ici, — un freinage là-bas...)
Ces chipotages sont de très mauvais goût: inécoutable, franchement.

Je reprends donc "mon" concerto par Ralph Kirkpatrick et le Festival Strings Lucerne dirigé par Rudolf Baumgartner, une "Archiv Produktion" 33T enregistrée les 19 et 20 septembre 1958.
Ça c'est de l'Historique!!!

...GLUPS: tempo hyper lent et lourd?!
Choucroute purée jambonneau en sauce grasse en hiver?!...

Ma mémoire des bonheurs antiques me jouerait-elle des tours? — des 33!

J'amorce un dérappage skis parallèles pour rattraper la lenteur.

Ça fait vite du bien, je me réchauffe.

Finalement y en a marre de la vitesse speedée, je retrouve mes sensations, exit le surf derrière hors-bord, je nage dans l'harmonie, je fais la planche, les poissons du bach viennent me chatouiller les neurones, quel bonheur! (je sais: il ne faut pas "tomber" dans une seule version fétiche, celle de la découverte... mais le coup de foudre ne se commande pas, même a posteriori).

Diantre! Ils savaient prendre leur temps naguère, et converser calmement en musique.
Nous on n'arrête pas de courrir, tout doit être un exploit.
— Exploitation.

Anonyme a dit…

que de bêtises proférés !
laisser la version de Cafe Z de coté à mes yeux c'est n'importe quoi. ET passer à la trappe celle de Akademie für Alte Musik Berlin me fait douter que cette écoute était vraiment "à l'aveugle".
Il faut que Leonardo se renseigne: le café Z est dirigé du violon par un argentin , Pablo Valeti .
Son interprétation n'est pas dans le style français,et les musiciens du café ont étudiés à Bâle où les propositions interprétatives n'ont rien à voir avec celle de l'école française. Tous les membres de CZ sont des germanistes confirmés.
J'ai hâte que le jeune virtuose du clavecin Julien Wolfs enregistre -avec un groupe qu'il constituera lui même- ce concerto. Qu'il fasse vraiment mieux que ce qu'il critique. J'en salive déjà. Quel impétuosité ! Quel toupet !
j'ai trop de respect pour le travail de Jérome Lejeune , pour faire un commentaire.
Mais enfin...laisser dire autant d'approximations et de sottises M.Lejeune comment le pouvez vous ?

Fernand a dit…

Moi aussi, j'aimais bien le Café Zimmermann. Et j'ai du prendre deux aspirines pour me remettre de Alpermann-AAM.Berlin . J.Lejeune était peut-ête particulièrement pressé ce jour-là ?
Au total, c'est à dire pour l'intégrale, je préfère toujours G.Leonhardt.